Lettre ouverte à Umberto Eco (et bisous)

Cher Umberto,

Si tu savais à quel point je suis triste ce matin… On se tutoie, hein, ça ne t’embête pas ?

En gros, j’aurais bien aimé que tu restes encore un peu. Parce que tu avais l’érudition facile, l’érudition drolatique, l’érudition universelle. Parce que derrière ton air affable se cachait un redoutable sémioticien / traductologue / linguiste / philosophe / romancier / humaniste (merci d’ajouter les mentions utiles), capable d’exposer des idées complexes avec une clarté déconcertante. Une plume incomparable. Un curieux sans bornes. Un homme de convictions.

Ton Lector in Fabula a chamboulé mon approche de la lecture et du texte ; ton Saumon voyage toujours dans mon étroit cerveau pour me faire réfléchir avec humour ; ton Dire presque la même chose a scellé une passion dont j’ai fait mon métier.

Alors, le seul mot qui me vient, là, comme ça, c’est “MERCI”. Merci pour ta pertinence, ton impertinence, ta passion, ta bonne bouille. Que cette journée chagrine pousse chacun à se lover dans un fauteuil moelleux pour (re)découvrir les délices de l’œuvre que tu nous laisses.

Bonnes retrouvailles oulipiennes, tu nous manques déjà.

Bisous.


Si, toi aussi, la mort du Professore te désole, n’hésite pas à jeter un œil aux liens ci-dessous. Un peu d’efforts, un peu de réconfort.

• Envie d’écouter Umberto Eco parler de son dernier roman, de l’Europe, de la vie ? C’est .

• Besoin urgent de se replonger dans ses écrits ? Par ici.

• Tenté(e) par un article sérieux sur l’humour, consacré à son bref texte Le comique et la règle ? Voilà.

• Comme il en faut pour tous les goûts, un peu de loutrons ? Voici.

(L’image qui illustre ce post vient d’ici.)

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *

*