Portrait du polyglotte amoureux en infidèle

polyglotte amoureux en infidèle

Avec février reviennent toutes sortes d’idées farfelues : on révère l’amour, on se goinfre de chocolat, et on souhaite le meilleur aux personnes qui portent fièrement le nom d’un obscur marieur. Il est de mauvais ton, lors de ces célébrations, de parler d’infidélité. C’est pourquoi j’ai sagement attendu quelques jours avant de t’entretenir, cher amoureux des langues, d’un sujet délicat : ton infidélité. Avoue tout : oui, tu délaisses ta langue maternelle pour les chimères vibrantes des langues étrangères ; oui, tu en perds ton français. C’est dommage. C’est même dangereux si tu exerces une profession rédactionnelle. Je ne te jetterai pas la pierre, car je suis aussi coupable. Aujourd’hui, je t’invite donc à te repentir et à retomber amoureux de ta langue maternelle. Parce que, le 22 février, c’était sa fête, à la langue maternelle.