Le BuJo, ton nouvel ami

On connaît tous l’équation de l’an neuf : nouvelle année + motivation = bonnes résolutions. Idem pour l’équation de fin d’année : flemmardise humaine + “je n’ai pas vu passer l’année !” = fin tragique desdites résolutions.

Pour 2016, j’ai décidé de ne pas me laisser piéger. Et, histoire de vaincre un certain talent inné pour la procrastination et un don pour l’oubli mal placé, j’ai décidé de prendre un allié : j’ai nommé le bullet journal, BuJo pour les intimes.

Un journal ? Avec des boulettes ? Que nenni ! Un outil modulable à l’envi destiné à aider les plus désorganisés et les plus paresseux d’entre nous à s’en sortir comme de vrais pros. Je ne peux plus m’en passer. Je t’explique ?

Principe

Le BuJo est un outil organisationnel permettant de regrouper en un seul lieu (un carnet, en général) des objectifs, des tâches à accomplir, des idées et des événements, importants ou non. Il peut être organisé de différentes manières correspondant à l’utilisation qui en sera faite. Je te présente ici la version “journalière” (presque comme un agenda, mais mieux), qu’il est évidemment possible de modifier à sa guise, comme disait l’autre. De nombreux adeptes créent d’ailleurs des BuJo ruisselants d’originalité contenant à peu près tout ce qu’on peut imaginer : listes de courses, bouquins à lire, citations exaltantes, etc.

Bases

Pour créer ton BuJo, tu as besoin de :

  • un journal (carnet, bloc papier, cahier d’écolier ou autre) ;
  • tes plus beaux outils d’écriture (un bic, voire un bic quatre couleurs si tu es créatif, ou même tout ton matériel de calligraphie, si tu veux jouer directement dans la cour des grands) ;
  • quelques explications (voir ci-dessous, ou sur tout l’Internet).

Étapes

  1. Ouvre ton carnet et numérote chaque page (tu verras, c’est relaxant).
  2. Sur la première page, indique Index. C’est là que tu viendras soigneusement noter les références de chacune de tes rubriques. Systématiquement.
  3. Sur la page suivante, note Objectifs de l’année. Tu indiqueras ici les grands objectifs que tu t’es fixés pour 2016. Sois réaliste : la paix dans le monde, ce sera pour l’année prochaine.
  4. Sur les pages suivantes, indique les périodes qui vont jalonner cette année. Tu peux réserver une page pour chaque mois, utiliser une double page pour un trimestre ou créer un autre système.
  5. Ensuite, tourne la page et lance-toi dans une section structurée comme suit :
    • Calendrier : indique sur la page de gauche suivante tous les jours du mois en question (là, euh, au hasard, janvier).
    • Objectifs du mois : en vis-à-vis du calendrier, réserve une page sur laquelle tu listeras en vrac (ou pas) les tâches principales à accomplir ce mois-là.
    • Jours : à la suite de la double page Calendrier / Tâches, tu créeras pour chaque jour une entrée spécifique. Veille à le faire jour après jour parce que les éléments que tu viendras ajouter n’occuperont pas toujours le même espace (l’idée n’est pas de créer un agenda fixe). Essaie de faire joli, moi je suis vraiment nulle à ce petit jeu-là.

Alerte divine : lorsque tu notes les différents éléments, veille à les faire précéder des puces suivantes, pour respecter le BuJo code :

•      pour les tâches (ex. : • regarder le dernier épisode de tu-sais-quoi)

0     pour les événements (0 passage du camion poubelles à 10 h 30)

–      pour les notes (- pastafarisme)

Tu n’aimes pas ce code ? Crées-en un autre. Les catégories ne te plaisent pas ? Idem ! La magie du BuJo, je te dis.

Une fois le mois terminé, passe au suivant en commençant par le calendrier. Simple comme…

Tu peux ensuite ajouter d’autres sections à ton BuJo : livres à lire, liste des courses, liste de cadeaux, etc. Dans ce cas, à toi aussi de définir tes entrées, tes codes, etc. N’oublie pas de reporter systématiquement tes références dans l’index.

Utilisation

  • En début de journée, indique dans la section correspondant au jour dans lequel tu te lances avec entrain les tâches que tu te fixes (•). Si des événements sont prévus, ajoute-les aussi (0). Au fur et à mesure de l’avancement de la journée, tu pourras indiquer les idées qui te passent par la tête et autres notes (-). Si un élément est particulièrement important, fais précéder ta puce d’une * ou d’une étoile plus artistique. J’utilise aussi un autre indicateur : ! pour me rappeler que je dois chercher plus de renseignements sur un sujet.

Dès que tu as terminé un tâche, assisté à un événement, ou traité une note, barre la puce correspondante d’un X très jouissif.

  • À la fin de ta journée, regarde où tu en es et sois fier de toi. Tu n’auras peut-être pas tout fait, mais ne pleure pas. Le BuJo a toujours une solution.

Si certains éléments n’ont plus aucun intérêt, barre-les. Si tu n’as pas eu le temps de tout faire et que certains éléments doivent être traîtés rapidement, trace un > sur la puce correspondante et reporte cet élément dans l’entrée consacrée au jour suivant. Ça s’appelle la migration. Si ça peut attendre quelque temps, recouvre la puce correspondante par un <.

  • À la fin du mois, tu repasseras sur l’entièreté de tes listes histoire de vérifier que tu n’as rien oublié et tu reporteras les < qui en valent encore la peine au mois suivant, opérant ainsi un superbe transfert. Tu peux aussi faire ça semaine après semaine, ou trimestre après trimestre si ça te chante.

Pimpe ton BuJo

Ton BuJo doit parfaitement s’adapter à ton fonctionnement. Tu peux donc le moduler à ta guise pour qu’il colle à ton profil (dés)organisationnel en créant des entrées, en modifiant les puces et les codes de migration et de transfert ou en indiquant les éléments importants par une petite licorne.

Un peu plus ?

Tu as besoin d’infos supplémentaires, d’inspiration, de conviction ?

Tu es bloqué, tu as des idées lumineuses ou tu as simplement envie de partager ton amour du BuJo ? N’hésite pas à commenter !

8 Replies to “Le BuJo, ton nouvel ami”

    • Merci pour ton commentaire, Cathy, je suis heureuse de t’avoir fait découvrir cette petite merveille. Je ne peux plus m’en passer…
      Mais, surtout, merci pour ta petite astuce tokyoite, qui va venir parfaire mon BuJo. On peut en fait améliorer l’index général avec cette technique ou créer très simplement un index thématique alternatif, alléluia !

  1. Fascinant.

    Moi-même, grand professionnel de la désorganisation, je trouve ce concept tellement aux antipodes de mes habitudes qu’il me paraît tout à fait possible qu’il soit efficace.

    Cependant, dans un souci d’adéquation avec ma passion pour le chaos, je laisse le soin aux autres lecteurs tenter cet exercice qui semble comporter une bonne part de danger.

    J’aurais tout de même aimé quelques précisions, notamment, que choisir entre un cahier Atoma et un Clairefontaine si j’utilise un stylo Parker ?
    J’aurais également aimé savoir si la communauté japonaise ne se sent pas lésée par l’emploi de leur mot “Bujo” qui signifie, en japonais toujours, “le petit oiseau se pose sur la branche parce que je ruisseau est encore loin.”

    Quoiqu’il en soit, merci Owlet, le hibou que tu es semble bien prendre son envol et ça fait plaisir ! N’oublie pas de noter “continuer mon blog” dans ton bujo.

  2. Pingback: Méthode OHIO : le bordel à zéro - Les Notes d'Owlet

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